AVEC RANDO RESO PYRÉNÉEN, EXERCICES DE SÉCURITÉ HIVERNALE LE 28 JANVIER

Bernard (Gessler) et Jean-Claude (Joubert), encadrants de Rando Reso Pyrénéen, ont eu la bonne idée de proposer, pour les encadrants de nos deux associations, une journée de formation « sécurité hivernale ». Celle-ci s’est déroulée sur les hauts de Barèges le 28 janvier, à portée de raquettes, par beau temps et neige abondante.

Sondage…

Par définition, une formation de sécurité hivernale est centrée sur le comportement du « raquetteur » ou du skieur face à cet élément nouveau qu’est la montagne enneigée. Les notions de nivologie sont indispensables. Elles permettent, avant une sortie programmée, de se poser les bonnes questions dès lors que divers paramètres sont aussi pris en compte, tels que les conditions météo précises, la nature du relief sur l’itinéraire, le niveau de pratique au sein de l’équipe, etc.

Les deux risques à prévenir lors des sorties neige sont la glissade et l’avalanche. On répond au premier danger par l’emploi d’un équipement adapté : ainsi, ne pas confondre raquettes et crampons, et se souvenir que le terrain peut changer très vite…

Le danger majeur reste l’avalanche. Une part essentielle de la formation dispensée ce 28 janvier a porté sur la réponse « sécurité » au phénomène. Réponse qui se prépare en amont, en respectant quelques principes ; parmi lesquels  :

– Avant de partir, prévenir son entourage ( ce qui est valable en toutes saisons ! )

– Ne pas partir seul.

– En fonction du terrain, s’équiper d’un Détecteur de Victimes d’Avalanche (DVA), d’une pelle, d’une sonde.

– Consulter la météo, et également le bulletin des risques d’avalanches.

Un DVA. Suivez la flèche !

Et si une avalanche survient lors de la randonnée :

– Garder son sang-froid le plus possible ! ( ce n’est pas un jeu de mots )

– Si l’on est pris dans le flux, protéger au mieux ses voies respiratoires.

– Si l’on est seulement témoin du phénomène, repérer le point où se trouveraient des personnes emportées.

L’avalanche passée, organiser secours et sécurité :

– Placer un guetteur afin de prévenir le risque d’une seconde coulée.

– Mettre les personnes du groupe en zone de sécurité.

– Faire le 112 pour les secours et commencer immédiatement les recherches de victimes, avec quête visuelle, DVA, pelle, sonde. Apporter des soins d’urgence.

Voilà ce qui a été mis en pratique dans le détail avec les encadrants de Rando Reso Pyrénéen ce 28 janvier. Une formation à renouveler chaque année par l’une ou l’autre association. En attendant, un grand remerciement à Bernard et Jean-Claude pour ce partage de connaissances.

Cathy, pour Rando65.