C’est l’été

L’été est là, même si certains jours nous pouvons au vu de la météo en douter.

Nous espérons la crise due au Covid derrière nous, en tout cas dans l’immédiat nous sommes libres de parcourir la montagne en toute liberté même si nous devons encore conserver une certaine prudence.

Les randonnées sur Montapyr commencent à se faire plus nombreuses, de nouveaux encadrants vous proposent des sorties et nous vous encourageons à les rejoindre afin de renforcer leur envie de prendre pleinement leur place dans le staff des bénévoles.

Le dramatique accident survenu récemment à une adhérente de Rando 65 hors du cadre de l’association nous rappelle que la montagne reste un milieu pouvant être dangereux même sur des chemins ne présentant pas à priori de difficulté particulière. De plus, cet événement nous fait prendre conscience que nous sommes responsables les uns des autres, en particulier en veillant à ce que les groupes ne se dispersent pas, en attendant celui ou celle qui s’arrête pour une raison quelconque. L’encadrant ne peut à lui seul surveiller tout le monde et nous comptons sur vous pour être vigilants et solidaires.

La rentrée s’annonce chargée avec deux dates importantes, la fête de nos 10 ans, voire 11 en partenariat avec nos amis du 64 et notre assemblée générale qui devrait acter le redémarrage normal de notre activité.

Vous pouvez être assurés que le CA mettra tout en œuvre pour que nous puissions être un club actif, ouvert à tous et toujours aussi convivial, avec une volonté marquée de rajeunir notre club. A cet effet si vous avez des idées n’hésitez pas à en faire part aux membres du CA que vous côtoyez dans les sorties.

En attendant, profitez bien de ces mois de Juillet et Août pour passer de bons moments dans ces magnifiques paysages de montagnes qui nous rassemblent.

Bel été à vous tous, passez du bon temps avec les vôtres et bien sûr avec ceux du club.

Le président Michel Dupont

La photo du mois : mai 2021

La montagne comme terrain de vie

Non, sur cette photo pas de rapace en vue, mais une petite troupe à l’affut du gypaète, sous la conduite d’un spécialiste en ornithologie Christian Habas, ceci dans le cadre d’une sortie « rapaces » organisée par Bernard et Gilbert. Une sortie qui accompagne bien la convention que notre association vient de signer avec la Ligue de protection des Oiseaux et le Parc National des Pyrénées, relative à la protection des gypaètes…

A la recherche des sentiers perdus…

Une piste introuvable…

Longtemps je me suis levé de bonne heure…à la recherche des sentiers perdus.

Et je le fais encore, toujours passionné par le mystère d’une sente à peine visible, cherchant elle-même sa voie entre noisetiers et ronces proliférantes. C’est qu’il n’y a pas que le balisage jaune dans une vie de randonneur en herbe (même si on est content de le trouver, merci la FFRP) ! Nos moyennes montagnes sont en effet riches de cheminements oubliés qui ne demandent qu’à être redécouverts. Souvent ils apparaissent sur les cartes IGN en pointillé ou en trait noir continu. Ces itinéraires sont le fruit de logiques séculaires permettant autrefois aux bergers et troupeaux de rejoindre l’altitude en ménageant l’effort.  Hélas, sur le terrain, la reconnaissance de ces pistes anciennes nous laisse parfois bredouilles. La végétation a trop gagné, un obstacle imprévu a fermé l’entrée du paradis, ou encore l’humble sentier est devenu une route de boue ouverte à la surexploitation forestière. Mais quel bonheur de débusquer enfin un antique tracé, toujours accessible, par lequel un paysage connu peut se dévoiler d’une autre façon !

Sur une carte, repérer les vieilles moraines…

Bien entendu cette recherche en quelque sorte archéologique est exigeante, le premier devoir du marcheur étant celui de sa propre sécurité. Hors des chemins battus, il faut prendre la précaution élémentaire de prévenir un tiers de sa tentative. Ensuite ne jamais craindre de renoncer dès que s’accroit une difficulté : ainsi le piémont d’apparence débonnaire est riche de pentes abruptes comme de barres bien cachées sous la frondaison. Une règle d’or : toujours s’assurer que l’on pourra facilement retourner sur ses pas. Une autre règle, mais qui devrait s’appliquer pour n’importe quelle randonnée : savoir se couler dans la nature sans la troubler. Ainsi, toute reconnaissance d’un itinéraire perdu ne peut se faire qu’en petit nombre et hors des périodes où certains animaux  ont besoin de calme…

Jean-Christian