HÉLAS, TIQUES !

Nous sommes dans la période la plus favorable pour la tique, cet arachnide qui a le don de perturber les sorties en pleine nature : un ennemi très silencieux, dont la morsure est indolore et que l’on rencontre plus particulièrement dans les zones boisées, touffues, humides, et aussi les hautes herbes et broussailles. La tique est responsable de la transmission de diverses maladies, dont certaines graves et invalidantes : la pathologie de Lyme d’abord, la méningo-encéphalite dans certains pays…

Toutefois aucune raison de paniquer si les randonneurs que nous sommes s’équipent de bonnes informations et de quelques principes de prudence :

  • Les transmissions – virale ou bactérienne – sont possibles, mais assorties d’un seuil de probabilité qui demeure très faible : ainsi seulement 13 % des tiques seraient porteuses de la bactérie borrelia (maladie de Lyme).
  • Une piqûre de tique entrainant l’apparition après quelques jours ou quelques semaines d’un symptôme probant ( manifestation cutanée le plus souvent) n’empêche pas l’application efficace d’un remède, par traitement antibiotique le plus souvent.
  • Enfin, bonne nouvelle : au contraire de l’ adhérent Rando 65, la tique n’aime pas l’altitude et ne dépasserait pas la cote moyenne de 1500 m. Bien entendu cette limite peut varier dans l’avenir en fonction des régions et de l’évolution climatique.

Pour le randonneur les actions anti-tique sont préventives et curatives :

  • Eviter de porter des vêtements ne couvrant pas le corps suffisamment ( pas de short en randonnée ; tee-shirt à manches longues de préférence en zone basse ; couvre-chef en zone forestière)
  • Si possible ne pas s’asseoir directement sur l’herbe en zone basse.
  • Après une randonnée inspecter son corps et si une piqûre est constatée retirer la tique avec l’indispensable outil «tire-tique », disponible en pharmacie (bien lire le mode d’emploi au préalable, il y a un geste simple à assimiler). Une tique ne s’enlève pas directement ou par l’emploi de substances telles qu’essence, camphre, menthe, etc : seul le tire-tique est efficace.
  • Rester en observation de la zone piquée deux à trois semaines suivant la piqûre : toute évolution remarquable ( rougeur prononcée par exemple, dénommé érythème migrant) doit faire l’objet d’une visite IMMEDIATE chez un généraliste. D’autres symptômes, plus tardifs, doivent donner l’alerte : consulter le site ci-dessous pour en savoir plus.

Nous n’avons donné ici que les informations essentielles, mais suffisantes pour comprendre le phénomène « tique », s’y adapter sérieusement sans pour autant verser dans l’affolement. Pour une information plus complète, nous vous conseillons parmi d’autres le site AMELI  de la protection sociale : https://www.ameli.fr/assure/sante/urgence/morsures-griffures-piqures/morsure-tique-maladie-de-lyme-que-faire.