LES BRANCHES

Pendant deux saisons, toutes habillées de feuillage

Mais envieuses de montrer leurs atours sans ombrage,

Les branches se dénudent dans leur plus simple appareil

Insoumises, impudiques, exposant leur merveille.

 

 

Les branches dessinent leurs toiles aux couleurs opalines,

D’un secret maillage parfait de courbes et de lignes,

Elles se jouent insolentes de toutes intempéries

Aussi, drapées de blanc, elles se trouvent jolies.

 

Elles exposent leur beauté sans leur tutu feuillu

Se réjouissant enfin de pouvoir être vues.

Emprisonnent l’hiver dans leurs filets d’argent.

Tel une horloge méthodique qui égrène le temps.

 

Elles regardent à leur pied, les feuilles flétries d’automne

Sous les pas des marcheurs en se brisant chantonnent.

D’avoir été si belles et aujourd’hui foulées…

Elles reviendront en sève dès la prochaine année.

 

Revenir de nouveau vêtir ces impudiques,

C’est, d’un commun accord, d’un cycle périodique

Que les branches coquines invitent pour un temps

Les feuilles à les couvrir … dès le prochain printemps !

 

Jean Claude Sanchez